Au royaume de l'égoïsme...

Publié le par LDT

Qui se trouve dans la soi-disant république française...il y avait autrefois un ordre social. Pour faire tenir l'ordre social, il y avait un ordre moral, culturel, qui définissait ceux qui étaient à récompenser et ceux qui étaient à blâmer. Bref, une société comme une autre. Puis vint De Gaulle. Il s'installa au pouvoir et redéfinit, comme le fait tout nouveau monarque, l'ordre social et l'ordre moral. Certains voulurent changer ces ordres pour instaurer les leurs, les communistes et les socialistes par exemple. D'autres, que j'appellerai par commodité les cons(car c'est tristement le cas), ont voulu détruire l'ordre moral pour ne plus être au service de l'ordre social. Autrement dit ils ont voulu détruire ce qui faisait tenir la société pour leur propre avantage. L'ordre moral qu'ils allaient imposer, car on en impose toujours un qu'on le veuille ou non et qu'on le comprenne ou non, ne se basait pas sur un ordre social mais sur des envies personnelles, sur une exigence primaire de l'individu d'être satisfait par la société. Mai 68, que j'appelle toujours mais-chfaiscquejveux, était né.

Le soixante-huitardisme, c'est le sacrifice du bien commun pour le bien personnel, le remplacement de la morale par la volonté personnelle et des morales qui changent selon les individus, et qui ne peuvent former une morale commune. C'est la fin de l'homme, membre de la société et à ce titre en devoir envers la société, et le début de l'homme, membre de la société et à ce titre en droit d'exiger de la société. Le triomphe de l'individu sur le collectif, c'est le Libertarisme, c'est cette idéologie qui est la base du soixante-huitardisme.

Deux générations après, quand les enfants de 68 ont fait des enfants élevés à l'égoïsme idéaliste et que les enfants de ceux-ci ont oublié l'idéalisme si vain et improductif pour se concentrer sur le mercantilisme et le succès personnel qui font tant de bonnes choses pour les individus glorifiés par les sirènes du succès(eh oui, qui parle des morts de froid de l'hiver? Un journal. Qui parle d'un Président ou d'un individu important? Des centaines de journaux, jour après jour.), après toute cette belle évolution du genre français qui ouvre ses portes à tout, puisque tout ce qui est voulu par un individu est un droit selon les Libertariens, tout sauf ce que la Bienpensance interdit, nous pouvons voir à l'entrée de la seconde génération à l'âge adulte, combien l'ordre social se porte bien grâce au travail des soixante-huitards.

Le président Naincolas Sarkozy(pardon mais j'aime toujours me moquer d'un si grand homme sur talonnettes...je me demande quand essaiera-t-il les échasses...)s'est pris une bouteille en plastique vide aujourd'hui.

Rien de grave. Il n'en mourra pas. Il n'en est probablement pas blessé, pas même psychologiquement.

Mais moi j'en suis un peu gêné. Pas pour l'épaule du pauvre Sarkozy, mais pour l'aura du Président de la République Française. Du temps ou un ordre moral qui servait l'ordre social régnait, une attaque, même ridicule contre la personne du président aurait été condamnée, pas juridiquement(pour une bouteille vide!) mais moralement, culturellement. On ne touche pas au gardien de la Nation et de l'état. Pas à celui sur lequel dépend tant de pouvoirs et tant de responsabilités. On n'attaque pas même symboliquement un représantant du pouvoir, parce que c'est ce représentant qui assure l'ordre social qui permet aux gens de vivre comme ils vivent. Nous devons respecter les grands pas pour leur titre mais pour leur rôle, surtout s'ils le remplissent bien. La société en dépend, si nous n'avons plus de gens pour la faire tourner correctement nous pouvons dire adieu à tout ce qu'elle nous apporte.

Mais ces soixante-huitards, parfaitement méprisants de cette réalité sociale, préfèrent largement le confort de pouvoir mépriser les hommes, de pouvoir ou non(mais ils méprisent les hommes de pouvoir puisqu'ils sont sûrs de trouver d'autres gens comme eux), et le luxe de se prendre pour dignes de mériter l'attention de toute la société, sans avoir de devoirs envers elle. Enfin de devoirs qu'ils n'auraient pas eux-mêmes choisis. C'est pour cela que l'on arrive à cet irrespect du pouvoir, de la tête de l'ordre social. Parce qu'on a tellement bien éduqué les mômes à l'égoïsme que le respect des institutions qui font leur environnement et leur style de vie leur passe totalement au-dessus de la tête. C'est "je l'aime pas, qu'il aille se faire enculer ce mec" et la bouteille lancée. Le respect de celui, même si c'est Sarkozy le vendu, qui fait tenir la nation? "Que dalle, ce connard n'a qu'à envoyer ses flics si il veut!". Leur dire, à ces mômes impressionnants d'ignorance haineuse, que s'il ne les envoie pas ses flics, c'est précisément parce que l'ordre moral républicain l'empêche de le faire et que le premier à agresser cet ordre républicain c'est eux-mêmes qui balancent des objets sur un élu(même traître à toutes ses promesses), c'est aussi utile que de dire à un anarchiste que l'ordre militaire a fait gagner des guerres. Tout aussi efficace. Pauvre nation de crétins agressifs, ou pauvre nation de crétins obéissants? Telle sera la question pour le prochain régime qui s'installera.

Louis D. Tisserand

Eduqués comme ils le sont, ils chanteront la Marseillaise comme ça en défiance de l'état...

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