Françaises Français, PAR DESSUS-BORD!

Publié le par LDT

C'est un peu évident ce que je vais raconter ce soir, mais ce n'est peut-être pas trop inutile. Je parlais il y a peu de l'influence, ou comment pousser le pouvoir sans en avoir les responsabilités. Aujourd'hui, c'est le manque d'influence qui compte, ou l'envers du décor.

Bien entendu, comme chacun le sait vu que les gouvernement successifs se font un plaisir de le répéter après chaque élection(et de l'oublier avant chaque autre élection), nous sommes en déficit. Ce n'est pas grave. Si si je vous assure, le déficit est sans importance tant qu'on investit pour pouvoir le rembourser. Vu que l'économie libérale interdit d'investir et n'autorise que la remise du pouvoir économique dans les mains des patrons, il se trouve que là oui, cela devient grave. Mais bon, les cours d'économie se dispensent gratuitement chez Paul Jorion, et le pauvre débutant qui est derrière ces textes à encore bien du mal avec ses leçons d'économie simplifiées.

Non ce dont j'aimerais parler, c'est de ce qui se passe dans le pouvoir affaibli, celui qui dépend d'influences, quand il faut faire se serrer la ceinture à quelqu'un. Le pouvoir qui est affaibli ne l'est pas toujours parce qu'il n'a pas tenu ses promesses électorales. Il peut l'être économiquement, politiquement, diplomatiquement, autrement, et il n'y a pas de modèle absolu pour comprendre le contrôle du pouvoir. Il n'y a que des exemples, assez flagrants au demeurant, qui peuvent être pris ici et là. Dans notre cas, ce n'est pas économiquement que le pouvoir est en difficulté, on n'a pas entendu et l'on n'est pas prêt d'entendre que Sarkozy ou d'autres doivent aller supplier à genoux des banquiers de prêter de l'argent à l'état. Non, ce qu'on entend, c'est que Sarkozy, ou d'autres, ne doit pas faire ceci parce que cela fâchera les racailles, ne doit pas faire cela parce que cela fâchera les bobos, les gauchistes, les droitards, les juges, les policiers, les médecins, les militaires, les ouvriers, enfin tous ceux qui peuvent exercer une influence sur lui.

L'influence première qui touche Sarkozy et les têtes de l'état français depuis des années, je l'avais expliqué , ce n'est pas une simple idéologie, c'est une idéologie oligarchique qui est défendue par des conseillers semi-occultes travaillant pour des puissances d'argent. Dans cette situation économique où l'on doit se serrer la ceinture, les derniers qui souffriront sont les conseillers et leurs amis. Les seconds à ne pas souffrir seront ceux qui travaillent pour les conseillers. Les troisièmes à ne pas souffrir seront ceux qui peuvent influer sur les conseillers, ou ceux qui sont dans le même secteur de travail, où l'on a pas à craindre d'ouragans économiques ou financiers puisque les conseillers du pouvoir s'assurent qu'ils soient bien protégés par le pouvoir...

Et les premiers à souffrir sont ceux qui ont très peu ou pas d'influence sur le pouvoir. Les seconds sont ceux qui ont un peu plus d'influence, ne serait-ce que médiatique. Il y a un jeu d'influence avec les médias d'ailleurs: le but du pouvoir affaibli est de descendre le plus possible l'influence des ouvriers/syndicalistes/cheminots/infirmiers/autres pour qu'en cas d'attaque contre le pouvoir, ils ne puissent réellement impacter l'opinion. C'est pour cela que les "bons" médias insistent tant depuis quelque temps sur la fainéantise des grévistes ou l'égoïsme de certains(en passant sur l'égoïsme d'autres).

Le jeu fonctionne ainsi: le pouvoir doit presser la France, comme un citron, il appuie là où il sait qu'il ne se fera pas tacher par une goutte qui irait malencontreusement voler contre son costume, et presse jusqu'à la mort ceux qui ne peuvent lui pisser au visage. Ainsi va la France faible!

Louis D. Tisserand

Certains semblent rêver que le pouvoir médiatique ou politique puisse un jour changer un peu et fasse son autocritique. Non non. Ne rêvez pas. Brassens l'a parfaitement expliqué: Quand on est con...

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