Mélenchon,Campion, descendent les Cons

Publié le par LDT

Les cons étudiants en vente de mensonges camouflés, c'est Jean-Luc. Les cons déjà professionels qui ont quelques petites idées mais ne veulent pas se mouiller, c'est Marcel.

 

Il y a peu, une pauvre élection régionale est devenue un test, comme c'est le cas à chaque élection de niveau national depuis 1968 au moins où les parlementaires de la droite non gaulliste gagnante a pu mettre De Gaulle à la porte. Un test pour le pouvoir étatique, et en l'occurence pour le pouvoir de la frange droite de L'UMPS.

Résultat du test? Plus de la moitié des français sont restés chez eux plutôt que d'aller voter. Pas très glorieux, même si la remontée du FN et la victoire quasi totale de la frange gauche de L'UMPS sont à noter. Maintenant, après la valse que les roses ont mis aux bleus, on aurait pu croire à une révision de la politique du Nain présidentiel. Que nenni. Jamais. Niet, en aucun cas, sous aucune condition, dans aucune situation, Sarkozy L'Empereur Sur Talonnettes n'admettrait aucune erreur. Oh non, pas à cause de son seul narcisissme. Mais surtout à cause dès règles cardinales de la communication politique:

1-L'espace médiatique est rempli par ce que les journalistes trouvent

2-Les journalistes trouvent ce qu'on leur donne à trouver

3-Plus un journaliste est occupé, moins il a de temps pour relire et comprendre ce qu'il a écrit

4-Tant que personne n'est là pour prouver le contraire, un message donné aux journalistes reste vrai

5-Si on admet une erreur, on ne fait que donner du grain à moudre à vos adversaires qui l'exploiteront. Tant qu'aucune raison qui vous avantage politiquement n'est là pour vous faire avouer une erreur, il ne faut jamais rien avouer

Et d'autres, j'en ferai la liste totale si on me demande gentiment.

 

Deux jours après le vote martyr d'une telle abstention, un nouveau sujet arrive dans le petit monde médiatique: la question de la réouverture des maisons closes. Quel journal a parlé le premier de ce sujet? Je n'en sais rien, mais vu que c'est le pouvoir qui décide de ce genre de mesure et qu'ils sont ceux qui avaient le plus intérêt à ce que le sujet du vote cinglant contre eux et contre la république disparaisse...je vais dire que même sans preuve claire et écrite il n'y a quasiment aucune chance que je me trompe en disant que c'est de l'Elysée ou au moins d'un cacique important de l'UMP qui est venu raconter un sujet X à un pisse-copie qui a passé le mot à tous ses cons-frères.

Là-dessus, le vote est oublié, tous les journaleux parlent de maisons closes et arrive alors Félix Briaud. Qui est Félix Briaud, mais nom de Dieu, on s'en moque, ce qui compte c'est que Félix Briaud sont un porte-parole du gouvernement bienpensant, ah pardon, un journaliste. Il pose la question soufflée de l'UMPS aux journaleux à Jean-Luc Mélenchon, politicien cérébré de son état, qui flaire l'embrouille et lui répond de manière...euhm...cordiale... par rapport à ce que moi ou un type qui lit les journaux et voit la réalité de l'autre côté lui aurait dit.

Soudain, déferlement, comment, pourquoi, qu'est-ce qui lui a pris? Ce bon Mélenchon notre ami, sympathique, gentil, chaleureux, il ose dire que nous serions ce que nous sommes? Quelle traîtrise! Je ne vais même pas poster de liens, Le Post, Libé, Le Monde, Le Figaro, l'Express, tout le monde, absolument tout le monde à part Philippe Cohen chez David Abiker a hurlé au sacrilège antijournalistique, alors que ces bonnes âmes de journalistes sont comme vous le savez tous les Saints Gardiens de la Très Sainte Démocratie(qui n'existe pas).

Jean-Luc Mélenchon le traître a été comdamné par la Grande Association du Bien à être écouté, espionné, pesé, vérifié, jugé et rejugé pour son crime. Non, pas pour son attaque! Aucun journaliste normal(normal signifiant bienpensant) ne se poserait la question du pourquoi et ne chercherait à comprendre Mélenchon. Aucun(Bravo Cohen!). Ce serait prêter le flanc aux traîtres comme lui. Non, à la place, pour avoir commis le crime suprême de dire que le journalisme est une grande corporation qui se laisse tenir dans le creux de la main par le pouvoir, à l'exception de la presse d'êxtrême-droite et de modérés mais pas stupides comme Marianne ou à la rigueur Le Canard Enchaîné, pour avoir osé dire ce qu'il a dit à ces pauvres journalistes victimes de l'ambition stalinienne des politiciens, Jean-Luc Mélenchon est passé au broyeur. Le broyeur, c'est quand toute la corporation qui généralement ne sert que de courroie de transmission du pouvoir, quelque part le sait et ne veut pas être découverte, se décide à attaquer un homme qui lui a désobéi. Ca arrive une fois de temps en temps, quand une tête dure qui ne veut pas obéir à la Bienpensance arrive à la célébrité. Le Pen y est passé, Bayrou-qu'Alain Minc a comparé à Le Pen, c'est ostentatoire!- y est passé, De Villepin y est passé un peu...quiconque déplaît à la corporation commandante de l'idéologie à suivre, la Bienpensance, y passe.

En URSS on dirait 'le comité du Parti a décidé qu'il n'était plus notre camarade'.

En France on dit 'les jounalistes ne comprennent pas pourquoi vous les avez attaqués'.

Mélenchon n'a pas grand-chose comme idées pour relever le pays. C'est dommage, car sinon je pense qu'un type à tête dure et discours clair comme lui a ses chances au pouvoir.

 

Marcel Campion, lui, n'a pas fait d'agression journalistique, il n'est pas passé au broyeur, il n'a fait que donner son point de vue sans être réellement opposé et ne passera certainement pas dans toutes les émissions pour s'expliquer sur "ses déclarations innacceptables" ou son "dérapage" comme on les appelle. Il n'a parlé que de 'bienpensants qui lui expliquaient la situation alors qu'ils ne la connaissent pas', mais le principe est le même. La bienpensance ne tolère pas qu'on dise que la délinquance pandémique en France n'est pas dûe aux conditions sociales ou à un mépris de racistes. Non, la délinquance est là parce le rap et la sousculture américaine colportée par la télévision la génèrent et qu'on ne veut pas la régler, et Campion dit ce qui est vrai, si l'état ne règle pas le problème, le peuple devra le faire.  Ce sera trop tard pour se plaindre, bienpensants au pouvoir, quand les français prendront les armes eux-mêmes, et vous l'aurez bien cherché. De plus en plus de Campions, de simples citoyens qui voient la réalité, vont apparaître. Et tous, d'une manière ou d'une autre, diront ce que la Bienpensance ne peut supporter: que cette situation ne se règlera que par la violence la plus extrême( et Il l'a compris, écoutez à 5:20-5:30), je parle de guerre civile, et plus l'état, ses dirigeants, les politiciens, et ses contrôleurs, les journalistes, qui ensemble forment l'aristocratie française d'aujourd'hui, plus toute l'aristocratie fuiera la situation, pire ce sera quand tout explosera. Et beaucoup de gens attendent déjà le tir de départ. D'ici à la guerre il n'y a pas un jour, pas une heure, pas une seconde de préparation ou d'information. Il ne faut qu'un allumette dans le grand baril de poudre qu'est la banlieue française pour que tout explose.

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