Pour changer un peu...

Publié le par LDT

Je pourrais continuer un bon moment sur les problèmes entre les Bienpensants, les pensants, la Nation et les communautarismes, vu que c'est de toute manière tout ce qui fait notre vie politique.

Mais ça commence à devenir répétitif et parfaitement inutile de reprendre toujours la même chimère pour la battre. Donc aujourd'hui un truc plus chiant, moins connu, mais tout aussi gênant voire plus pour la France, de l'économie...

Sans faire un cours complet sur l'état du système économique mondial dont nous faisons malheureusement partie, il faut quand même expliquer pourquoi la monnaie européenne souffre de la Grèce selon certains, ou pour être plus honnête pourquoi elle fait souffrir certains et en fait gagner d'autres.

La mauvaise santé économique de la Grèce tient à l'euro. Pour permettre à des nations très industrialisées, riches et acheteuses de produits provenant d'hors de la zone euro d'acheter à bas prix, la Banque Centrale Européenne à mené une politique monétaire visant à faire monter les taux d'intérêts des crédits accordés en euros, ce qui a permis de faire monter la valeur de l'€ tandis que le dollar baissait et que d'autres monnaies étaient avantagées pour vendre hors de leurs zones(étant donné que les cours de la monnaie permettant quand une monnaie est plus forte qu'une autre d'acheter à moins cher mais de vendre à plus cher, et quand une monnaie est plus faible d'acheter à plus cher et de vendre à moins cher, vu que personne n'achète cher quand il y a moins cher). La Grèce, et toutes les nations de l'UE souffrent de cela, ne pouvant vendre leurs produits à l'étranger facilement, à l'exception notable de l'Allemagne qui continue à vendre malgré tout à la Chine beaucoup de produits qu'elle seule fabrique ou sur lesquels elle a très bonne réputation. C'est pour cette raison, parce que l'Allemagne peut continuer à acheter peu cher, vendre cher et vendre quand même, que cette Nation a tant de mal avec l'idée de laisser l'Euro se dévaluer à cause de la mauvaise santé de la Grèce, qu'elle en exige des restructurations et des plans de sauvegarde plutôt que d'aider l'état grec en leur filant le pognon qu'ils ne gagnent plus. L'Allemagne, politiquement parlant, est la nation qui a renié la guerre militaire en 1945 et s'est recentrée sur la guerre économique, et qui a fait avaler aux siens une baisse du niveau de vie monstrueuse pour pouvoir préserver sa place de nation la plus riche et la plus exportatrice d'Europe. En même temps que les politiciens allemands, ceux au pouvoir aussi, demandent aux allemands de se serrer la ceinture, la Grèce ne veut accepter un tel programme de rabougrissement des aides sociales, tout simplement parce qu'économiquement la nation n'aurait pas les avantages de l'Allemagne et parce que socialement le pays exploserait(la France aussi est dans la même situation sociale, si on détruisait le SMIC ou qu'on enlevait les allocations ou le RMI, le pays tout entier partirait en grève).

Selon les Allemands, leur poule aux oeufs d'or n'a pas à crever au nom de la Grèce, ou de l'Irlande, ou de l'Espagne, ou du Portugal, ou d'autres nations qui souffrent économiquement de l'Euro fort. Cette politique en soi n'est pas criminelle, dans le sens ou l'Allemagne n'a jamais juré de servir la Grèce, elle n'a juré que de servir l'Union Européenne.

Mais qui lors de la création de cette union a réellement essayé de savoir ce qu'elle serait, cette union? Qui a pensé à Paris défendre les intérêts de Luxembourg ou de Bonn(oui, à l'époque!=), qui a pensé au temps de choisir d'élargir défendre les intérêts de Rome, de Madrid, d'Héllene, de Bucarest? Personne. Non pas que personne n'a imaginé les épreuves qui étaient à venir mais personne n'a dit de quoi il en retournait vraiment. Les "Européens" se sont contentés d'essayer de préserver leurs intérêts nationaux dans l'Europe, sans rentrer dans une structure supérieure maîtresse de toutes les nations, une sorte d'Europe unifiée toute-puissante qui commanderait à ses nations-membres. C'est presque devenu cela aujourd'hui, mais personne n'en veut, et l'attitude de l'Allemagne, qui sera celle de la France dès qu'on voudra toucher à la PAC, en est la preuve. Personne, excepté des illuminés incapables(ça commence par JacquesAtta et ça finit par li(pas, il n'écrit que des conneries ou presque)ne veut de cette Europe supranationale, on ne veut que d'une alliance commune pour des intérêts communs. Mais pour pouvoir avoir cela, il faudra renier les traités de Lisbonne et de Maastricht. Et bien avant cela il n'aurait jamais fallu accepter l'Euro monnaie unique, mais plutôt l'Euro monnaie d'échange qui n'avait pas à remplacer définitivement les monnaies nationales. Dans cette crise, il n'est pas impossible de voir l'€ exploser bientôt par trop de spéculation sur l'abattage de l'état grec, qui devrait logiqument être suivi par d'autres états régnants sur des nations aux économies fragiles, comme ceux cités plus haut. Faire péter la Grèce en spéculant sur leur économie bonne pour le dépeçage ne peut que convaincre les spéculateurs qu'il y a de l'argent à se faire en zone euro, et que les autres fragiles n'attendent que le charognard pour se faire bouffer. Maintenant il ne reste plus qu'à attendre que la Grossdeutschland plus puissante économie d'Europe casse tout au nom de sa politique intérieure, et nous pourrons voir aux premières loges comment meurt une monnaie. Si l'on est pas trop bête, on se reversera dans le franc à temps. Sinon on se jettera sur le franc trop tard en priant pour ne pas perdre trop d'argent.

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