Pour faire mon mouton...

Publié le par LDT

...aujourd'hui j'ai envie de crier avec les loups. Le paradoxe semble flagrant mais pourtant il est savamment utilisé par nos chers communiquants qui passent leur vie à faire des meutes de loups passer pour d'innocents petits moutons. Et encore, ces loups ont si peu de noblesse en eux qu'ils en sont des chiens.

Parfois, sortir des questions complexes pour en revenir à des évidences peut servir, et depuis un bon moment j'ai l'impression que je passe au-dessus de problèmes récurrents et de plus en plus graves sans en parler. Dont acte. Attouchements(ou viols), violence enfantine, manque de moyens, demi-mensonges d'état pour ne fâcher personne, etc, la litanie de la France douloureuse que les médias nous servent allègrement tout en nous interdisant de penser à régler les problèmes. Des racailles qui profitent de collégiennes, des profs qui se plaignent(bon là c'est le cas depuis quarante ans alors...disons qui ont des vraies raisons de le faire), de la pauvreté et des politiciens faux-culs, tout ce qu'il faut pour abattre un régime: des problèmes partout et ceux qui sont censés les régler ne sont nulle part. Le fait est que mélanger pauvreté, débilité, violence, irresponsabilité ensemble est la formule de la révolution, ce qui est une bonne chose pour qui veut changer le régime, et une mauvaise pour tous ceux qui sont sous ce régime.

Beaucoup doivent se demander dans une situation pareille: que faire? Comment nous sortir du profond trou de sables mouvants faits de merde dans lequel nous nous sommes fourrés. Par où passer et comment régler tous ces problèmes, y a-t-il encore une solution pour certains, qui nous en sortira, etc...toutes les questions que se posent les gens perdus. Pour le dire autrement, c'est quand les gens sont les plus paumés et les plus misérables qu'ils ont le plus besoin de quelqu'un pour les diriger et les sortir de là, c'est dans ces moments-là que révolutions, combats, fascismes se mettent en place, la France de 1787-8-9, l'Allemagne des années 20 ou la Russie dans la Première Guerre Mondiale en sont des preuves historiques. C'est dans ces moments-là que l'on peut espérer les plus grands succès, quand les plus grandes difficultés sont là. C'est pour cela que je suis relativement confiant que si les français peuvent se réveiller et sortir de leur hédonisme et leur petite vie rangée, nous pourrons voir la France ressuciter et vivre grande et belle à nouveau. Tout l'art qu'il va falloir apprendre à maîtriser pour les francophiles, c'est celui de la politique.

Attention, pas de la politique comme ça. Ou comme ça. Ou même comme ça. Ni même de la politique à la Benamou"VOUZETUNFACSIST", à la Cali, à la Besancenot, à la bobo, à la Bienpensant. Pas de la politique telle qu'on la connaît aujourd'hui, de la vraie politique, telle que les gens l'ont connue autrefois, libre parce qu'on faisait des pieds de nez à ceux qui essayaient de nous empêcher d'agir, violente parce que c'était ainsi que l'on gagnait les campagnes, difficile, incertaine, dangereuse, d'avenir, et en un mot à mille sens, Bonne. Cette politique-là, celle qui a fait adapter le socialisme quand les flics tabassaient chaque manifestation de républicains dans la rue, sous Louis-Philippe, celle qui a fait passer l'Assemblée de la Troisième République de 5%de radicaux en 1870 à 25% de socialistes en 1930, celle qui a remué les rues et les campagnes de France et d'Algérie en 1958, celle qui a fait la France d'aujourd'hui, c'est celle-là que nous devons employer.

Politique d'abord, disait Maurras, ce à quoi lui a très justement répondu François de la Rocque Social d'abord. Mais l'idéal de Maurras avait une qualité: il comprenait ce avec quoi le monde avançait. Le colonel de la Rocque savait lui par quoi le monde devait se terminer, et réunir les deux en un programme national, une politique pour une société, est bel et bien notre devoir aujourd'hui. Reconquérir le terrain politique, savoir être anti-bienpensant, sympathisant du FN, savoir dire ce qu'on pense et ne pas se sentir méprisé ou détesté, voilà ce qu'on a à faire. Nos adversaires nous traitent de fascistes? Dites-leur ce que leur programme politique nous apportera. Ils nous méprisent et nous haïssent, prétendent que c'est un devoir de nous traiter comme des parias? Dites-leur que le seul devoir qu'à un citoyen c'est de faire ce qui lui semble juste, et ce pourquoi la justice est au camp des nationalistes aujourd'hui. Il n'y a pas à nous sentir honteux ou dans le faux ou le mal parce qu'ils l'ont décidé. Nous avons nos raisons, notre logique, et tant que nous les connaissons nous n'avons rien de moins qu'eux.

Voilà ce qu'il faut faire: nous présenter comme des gens qui en politique sont nationalistes, et rien de plus, sinon faire taire par des arguments clairs ceux qui viennent hurler que le nationalisme est un crime. Il faut montrer aux gens qu'ils peuvent nous rejoindre, que ce n'est pas un crime, qu'il y n'a pas plus de vérité dans les arguments des Bienpensants que nous ne sommes des salauds ou quoi que ce soit du genre, que nous ne sommes pas des crétins obtus ou égoïstes, que nous constatons ce qui se passe et que nous désirons arranger les choses. Il n'y a pas lieu de se cacher dans des sites ou des recoins pour nous quand la raison est de notre côté, tout ce que nous avons à gagner à combattre l'adversaire c'est de le vaincre(je débats régulièrement, pour m'entraîner, avec des bobos en puissance. Le résultat est terriblement comique et ils ne peuvent qu'admettre leur défaite ou leur fuite). Nous n'avons pas à répondre aux inquisitions des autres mais simplement à leur rendre coup sur coup, pour une insulte une attaque, pour un mensonge une vérité. Ce qu'il faut faire c'est cela aujourd'hui, quand la France souffre et que nous sommes les seuls à savoir réellement comment la protéger, il faut se battre à l'ancienne, sans crainte ni hésitation, sans avoir à se sentir illégitime parce que je ne sais quel crétin de bobo vous traitera de nazi. C'est le public qu'il faut conquérir, pas les bobos, et tant que l'on peut humilier les bobos à chaque endroit possible, c'est nous que les gens rejoindront. Mais pour cela il faut se réveiller. C'est comme les milices: c'est le premier volontaire qui fait le plus grand pas. Là aussi, c'est le premier à devenir un "nazi-salaud-monstre-génocidaire-fasciste-SS-xénophobe-raciste-répugnant-quirappellelesheureslesplussombresdenotrehistoire" qui prendra le plus fort. Mais ça passe. C'est moins grave que ce que l'on croit d'être un pestiféré dans un débat, on s'y habitue vite. Il faut faire comme elle en gros. Une fois que nous pourrons nous battre et prendre des coups, nous serons bien partis pour convaincre les gens de comment nous allons les sauver de cette merde dans laquelle nous sommes coincés, aussi bien en économie qu'en social, culturel ou urbain. Tant qu'on a les combattants et le programme pour servir notre idéal, vu le nombre de français qui en ont assez des problèmes qui ne s'arrangent pas, nous sommes sûrs de gagner face aux pauvres pantins de la Bienpensance. Pour le programme, comptez sur moi...et les quelques dizaines de penseurs que l'on a dans ce pays, à nous tous nous devrions très bien pouvoir établir ce qu'il faut pour sauver la France.:-)

Louis D. Tisserand

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