Psychanalyse gratuite

Publié le par LDT

Non, pas pour mes lecteurs, même s'il y en a peu c'est déjà trop pour que je fasse tout ça gratuitement. C'est pour notre cher Conducator, El presidente, Das Franzkaiser, Il piccolo signore de l'Elysée, Sarkozy The Ameri-con, Notre Empereur Grand par talonnettes, Nicolas Sarkozy que je voudrais pouvoir aider à comprendre un peu. Ce n'est même pas un article, mais ça m'amuse un peu de voir quelques spécialistes illustres se pencher sur la question sans y répondre complètement. Peur de dire une bêtise, de marcher sur une mine peut-être? Ce n'est pas trop judicieux quand on est connu de se mêler de ce qui ne vous regarde pas et qui de plus peut se retourner contre vous. Donc je vais jouer la carte de mon anonymat total pour m'y coller^^. Théoriquement parlant, je suis tenu par le serment d'Hippocrate, mais exceptionnellement, cet homme n'étant pas un idéologue mais un sentimental écorché dont la psychologie lui a donné toute sa tactique politique, je vais quand même expliquer la psychologie de Sarkozy l'Hong-Roi de France.

Tout d'abord, l'attitude générale de Sarkozy, son comportement à la télévision, devant des journalistes, et quand il se croit hors-caméra, traduisent une exceptionnelle capacité à communiquer (dans le sens médiatique, dire ce qu'il veut qu'on entende et camoufler ce qu'il veut garder au silence), qui ne vient pas du néant. Pour posséder un tel instinct de défense de ses positions et de son intégrité sentimentale(il ne veut jamais être vu en faute, ce qui est une peur enfantine de la punition), il est sans aucun doute sujet à un gros complexe d'infériorité. Ce genre de comportement, celui d'être toujours prêt à se défendre d'avoir fauté et d'esquiver à tout prix la critique, en est vraiment le symbole même. Il existe plusieurs genres de complexe d'infériorité, le plus courant étant celui de l'égo, mais ce n'est certainement pas le cas ici. Un complexe d'égo se traduirait par une propension à se rabaisser, à se mépriser intérieurement, attitude qui donne des signes extérieurs particuliers et assez visibles, comme de se dire continuellement que l'on ne mérite pas certaines choses ou que l'on n'est pas capable de certaines choses. Or aucun des ces signes n'est apparu, au contraire, il rugit(dans le dos des gens), il hurle, pique des crises de nerfs, attaque, bouffe, massacre, traite de con, de salaud, de traître, il jure qu'il pendra à des crocs de boucher, promet de faire payer la note à ses ennemis, et autres joyeusetés. Son attitude est typique du second type de complexe de relation sociale, le complexe narcissique.

Le narcissisme chez l'humain, qui est généralement plus présent chez la femme que chez l'homme, c'est le besoin naturel d'être bien vu des autres, nécessaire pour pouvoir vivre en société sans être constamment rabroué, méprisé ou ignoré. Là ou un homme normal, au narcisse en bonne état, ne cherchera qu'à plaire à ceux qui lui plaisent et ignorera les autres, chez lui, le besoin narcissique est compulsif avec tous, il est incontrôlable, il agit comme si c'était un devoir absolu d'être reconnu et aimé de tous. C'est pour cela qu'il touche les gens, les tripote, qu'il se rassure au contact physique des gens qui n'osent le repousser, qu'il cherche à charmer doucement(petite voix, attitude d'enfant à protéger, comportement de bienveillant apeuré qui cherche l'attention des ses semblables) les gens plutôt qu'à montrer une autorité froide et sourde, qu'il veut avant tout qu'on s'intéresse à lui et qu'on pense du bien de lui. A ce niveau d'exigence narcissique, il a indéniablement un complexe. C'est aussi par le même complexe qu'il demande une obéissance absolue et indiscutable aux siens, à cause de sa crainte de la déception narcissique, il craint le rejet, le mépris des autres, et pour éviter cela il force à une obéissance-allégance totale tous ses proches. C'est typique des gens dans son cas. Son complexe de narcissisme l'a formé psychologiquement à une défense contre toute personne. A la fois il est très ouvert, à l'écoute et gentil en apparence avec les gens autour de lui parce qu'il veut leur plaire, et de l'autre côté de la pièce il est extrêmement agressif avec quiconque semble être un danger pour lui, quelqu'un qui pourrait dire du mal de lui, une personne qui le détesterait ouvertement avec raison et pourrait retourner les gens contre lui... il est toujours à l'affut de ce qui pourrait le blesser et de ce qui pourrait l'aider à être bien vu. Il est tout ouïe pour vos problèmes et votre intimité, que vous lui donnerez et qu'il prendra comme un signe de confiance, donc de victoire, mais cherchera continuellement à avoir des preuves de votre amour et de votre admiration envers lui, et vous accusera tant qu'il le peut d'être fautif si vous vous mettez mal avec lui.

 

C'est l'essence du faux "mystère Sarkozy" ce complexe d'infériorité narcissique. Je n'expliquerai pas pourquoi il l'a(ça ne regarde que lui, moi et ceux qui le comprennent), mais je vais dire que son père, sa petite taille et ses relations familiales n'ont pas dû trop aider à le résorber, ce complexe...

L'ensemble de ce que son psyché implique dans ses relations avec les autres(ce que son psyché implique pour lui-même ça ne vous regarde pas non plus, je suis teigneux avec ça) peut se découper en trois catégories:

L'appel narcissique,

la survie en milieu hostile,

et la création d'un monde parfait.

L'appel narcissique, c'est dont je viens de parler, le besoin compulsif de plaire, de connaître et de se faire bien voir des autres. Il a un complexe d'infériorité à vaincre mais ne sait pas comment le vaincre, et tente de le faire en remplissant son narcisse de compliments et de satisfaction de la part des autres ou d'auto-satisfaction sanctifiée par la présence d'autres qui sont d'accord puisque non-opposés.

La survie en milieu hostile est une métaphore pour les gens dans sa situation: il a un complexe d'infériorité extrêmement douloureux, qu'il cherche à la fois à cacher, pour ne pas être vulnérable, et à vaincre. Il ne veut pas parler de son complexe(s'il est capable de le reconnaître, c'est rare mais vu qu'il n'est pas bête et a beaucoup de gens autour de lui c'est possible) pour ne pas risquer qu'on s'en serve contre lui mais ne pourra pas le régler sans être aidé par un autre(encore que si c'est bel et bien un cas de mépris paternel, c'est définitif maintenant, bien au-delà du réparable). Pour pouvoir se défendre contre des gens qui le voient mal et blessent son narcisse encore plus, il instaure un cercle de défense autour de lui, en accordant aux étrangers la possibilité de s'approcher de lui à condition que l'étranger lui voue obéissance et respect indiscutable sans jamais le critiquer, qu'il ne soit là que pour le féliciter ou le louer. Il choisit ses proches et ses amis selon leur capacité à l'aider à se sentir aimé et admiré. Le milieu hostile, c'est le monde entier, qui peut lui trouver des défauts, et il cherche à survivre dans ce monde hostile en se trouvant des gens prêts à ne jamais le critiquer et à l'aider à se faire admirer.

C'est un système totalitaire parfait, si vous voulez être son proche, vous devez lui obéir. De plus ce n'est pas une tactique politique, c'est réellement psychologique chez lui, rien ne pourrait le faire agir autrement. Avec ce système, il se protège en ne gardant que des gens obéissants et silencieux, prêts à tout accepter et qui s'interdisent de le critiquer car ils savent qu'il considèrera cela comme une trahison.

S'il ne supporte pas la critique, c'est parce qu'il la perçoit comme une agression, vu qu'une critique lui prouve ce qu'un ultra-narcissique comme lui ne peut supporter: qu'il a des défauts, qu'il n'est pas parfait, donc ne méritant pas de compliments. La critique s'assimile à une attaque puisqu'il passe sa vie à combler son vide narcissique en se présentant comme parfait, admirable et sans faille, ce qui en fait un être éminemment méritant de compliments, qui soulagent son complexe.

Un complexe, c'est qu'une partie du psyché n'est pas capable de se comporter normalement, et que le malade(pas d'autre mot...)tente de réparer en lui donnant ce qui lui manque. Un complexe d'infériorité narcissique, c'est qu'il n'a pas été assez bien vu enfant et adolescent, et qu'il tente de compenser son manque de reconnaissance en faisant tout pour se faire bien voir et se faire aimer. Le truc, c'est qu'un complexe ne se comble jamais, il faut le réparer en trouvant la source du complexe et en réarrangeant(littéralement)l'esprit pour le faire disparaître. Et pour une telle chose, il faut se faire aider par d'autres, choix que Sarkozy ne fera jamais.

La création d'un monde parfait, c'est la troisième phase, l'objectif absolu de tout ultra-narcissique comme lui, se débarrasser de tout danger et vivre sans risquer d'être jamais blessé. C'est dans la lignée de la survie en milieu hostile, au-delà de permettre seulement aux gens qui n'oseront pas l'attaquer de s'approcher de lui, il va jusqu'à nier l'existence de critiques valables en les dénigrant, en se victimisant(chose qu'il fera toujours si ça marchait avec sa mère), en prétendant qu'elles sont infamantes ou grossières et donc invalides car déplacées. Il se crée un monde ou la critique est portée par des salauds, des ennemis qu'il faut abattre(cf JFKahn à qui il avait juré de lui régler son compte dès son arrivée au pouvoir), ou même à chaque bout de critique, ridiculiser, humilier pour mieux effrayer les 'ennemis'(cf Laurent Joffrin dans la salle de presse de l'Elysée en train de se faire traiter indirectement de con). Sarkozy se crée un monde ou il y a les ennemis qui doivent mourir, et qui mourront, qui disparaîtront de son monde médiatique en étant virés(Genestar, l'ex-patron de Paris-Match), en étant accrochés à un croc de boucher judiciaire(Dom De Villepin) ou en étant simplement continuellement attaqués, réprimés, pilonnés par les bons, ses copains, ceux qui le défendent et qui lui sont fidèles(fidèle signifiant pour lui éternellement obéissant et sans critique). Les gentils, ses amis, son clan, ses copains journalistes, ses copains riches, ses copains politiques, sa femme, et d'autres que je ne connais pas, font le petit monde de Nicolas Sarkozy, fait de gens dévoués à soigner son complexe qu'ils ne pourront soigner. Son monde tournera ainsi, il se sent naturellement mal, ses amis l'aident, il se sent mieux, il se sentira mal à nouveau, ses amis l'aideront, il ira mieux, etc. Le monde qu'il aime et veut est celui où l'on satisfait toujours son manque de narcisse, et le vrai monde non-obéissant, ce sont des ennemis à vaincre ou vaincus, et des gens qui sont sans aucune valeur à ses yeux puisque tout son esprit est tourné vers le soin de son narcisse et que ceux-ci ne peuvent ni le blesser ni le soigner. S'il avait un temps fait une grosse jalousie contre B. Obama c'était aussi pour cela: parce qu'il ne voulait pas qu'un autre puisse lui prendre ses compliments.

 

D'abord il cherche l'amitié et l'admiration pour soigner son complexe, ensuite s'assure que ses amis ne le critiqueront pas puis finit par se constituer un cercle d'amis assez grand pour expulser le reste du monde de son champ de vision.

Je crois avoir fait le gros de la psychologie Sarkozyenne. Le reste est sans grande importance dans sa personnalité. C'est toujours le cas chez les complexés, le complexe prend toute l'énergie de l'esprit et ne permet pas d'analyser grand-chose d'autre.

(Réécrit pour cause de trop mauvaise première version)

Louis D. Tisserand

Commenter cet article