T'as pas une clope?

Publié le par LDT

-Non, j'ai fini ma dernière.

-Vas-y sale chienne, arrête de mythoner sale pute, regarde-moi cette pouffiasse!

 

Je me dis que je ne veux pas d'ennuis, d'un regard je vois que les autres sont d'accord, et nous décidons de ne pas répondre et de partir calmement.

On commence à marcher dans la direction opposée des quinze racailles qui nous menacent et qui viennent d'être expulsées du tram où nous étions tous pour n'avoir pas de ticket.

Brusquement, mon copain est empoigné et jeté à terre, trois types se mettent à le tabasser et à le rouer de coups de pieds, à la tête et au ventre. Ce sont les racailles qui se mettent à plusieurs sur lui alors qu'il ne comprend même pas ce qui lui arrive. Je crie à l'aide, les deux autres copains avec qui je suis crient aussi, ils essayent d'arrêter les racailles mais ne peuvent rien faire, trop nombreux et agressifs. A peine une minute après le début du tabassage les racailles s'en vont en courant, et je ramasse mon mec abattu sur le sol, il est à peine capable de parler ou de dire s'il tiendra le coup.

Je vois du sang sous son corps et suis morte de peur, j'hurle d'appeler une ambulance vite, je prie pour qu'il ne meure pas, et les ambulanciers arrivent quelques minutes plus tard.

 

 

Fiction? Un peu oui. Mais à Grenoble hier c'était la plus totale réalité. Quinze singes à peine assez éduqués pour parler de façon intelligible le français ont attaqué un groupe et se sont focalisés sur un type parce que celui-ci ne leur avait pas donné le 'respect' dû. Il faut connaître un peu les racailles pour comprendre ce que c'est que le 'respect' chez eux, ça n'est pas le respect tel que le mot de la langue française l'entend, non, leur 'respect' c'est le devoir d'obéir au chef de tribu.

 

Dans la hiérarchie sociale telle que la voient les racailles, il y a

-Le plus fort/plus agressif de la bande ou de la cité

-Le pote

-Le pote travailleur(honnête, qui bosse et ne vit pas de choses illégales)

-Le français normal

-et pour les plus arriérés, la française normale.

 

Le respect en l'occurence forcait les français à donner une clope, et éventuellement un portable ou tout un porte-monnaie à la racaille sous peine que celle-ci ne lui impose le respect dû.

 

Voilà pour ce que l'observateur peut connaître.

 

Pour le sociologue c'est un tantinet plus intéressant de voir comment le gouvernement réagit à l'agression:

Brice Hortefeux est allé à Grenoble assurer que dixit Le Post  "La bestialité inouïe de ces voyous sera durement sanctionnée".

 

Ah, c'est bien gentil joli et mignon tout plein ça.

Le ministre vient nous dire que les méchants cons paieront. Un flic de base, genre pose-PV sur les capots n'aurait pas du tout trouvé ça tout seul.

Vous êtes très utile monsieur Hortefeux. Mais je me demande une chose: pourquoi donc dites-vous que la société française n'est pas une jungle, toujours selon Le Post?

Parce que là on en doute. Fortement même.

 

Et on en doute pour une raison très simple, c'est que quiconque vivant dans un quartier populaire sait très bien que tant que les racailles existent en France, ce genre de chose peut se reproduire chaque heure, de jour comme de nuit. Un certain prédecésseur à votre ministère avait promis de nettoyer au Karcher ces quartiers. Je me demande si on doit réouvrir la tombe faite à Gandrange en l'honneur de ses promesses non tenues pour celle promesse-là aussi.

 

Toutes mes condoléances aux victimes de cette agression. Ou plutôt toutes mes condoléances à la France.

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