Vérité et Raison contre Rêve, idéologie, envie, ambition, désir,...

Publié le par LDT

...sentiment, envie, préférence, amour, culture et histoire personelle...et plus encore?

Savez-vous comment la France mourra?

C'est imminent. Imminent à l'échelle d'une nation pluricentenaire, plus que millénaire même, c'est quelques années, quelques décennies même probablement. Mais dans les décennies qui nous séparent de je ne sais quelle nouvelle nomination, république islamique de nouvelle-Algérie, région française de l'Union Européenne, protectorat des Etats-Unis d'Amérique ou de la Chine...peu importe. La France est en train de mourir, lentement mais sûrement, progressivement depuis plus de 70 ans. Depuis 1940, depuis que nous avons été stoppés net par la machine de guerre nazie dans notre ambition d'être la plus grande nation du monde.

Depuis tout ce temps la France s'est lentement dissoute dans un sorte de nation seconde du monde anglo-saxon, qui nous a donné toutes les politiques à suivre et la culture à copier depuis au moins quarante ans. Les politiques économiques libérales, la mondialisation, l'uniformisation du citoyen dans une société qui ne demande que d'être un robot obéissant mais rebellocrate pour garder une forme d'individualisme, l'immigration de masse, la dénationalisation au nom de la paix commune-exact même principe que celui qui a donné les résultats du Congrès de Vienne-tout cela, sans aucune exception, est anglosaxon. Il n'y a même pas une seule de ces choses qui n'ait été la production de la culture anglosaxonne, qui ne soit faite pour une société de type anglosaxon, très différente de la société française. La culture anglosaxonne, leur culture politique, leur culture musicale, cinématographique, leur culture en général est devenue l'objectif que nous nous sommes efforcés d'atteindre, mais comme la copie est toujours moins bonne que l'original, nous n'avons produit que de pâles fantômes de ce que font les anglais. La France ne produit plus rien de français, ou seulement en n'ayant plus aucune ambition à le faire. La France meurt pour cela, pas à cause des envahisseurs du Nord ou du Sud, mais à cause de nous-mêmes, du fait que nous n'avons plus pu nous regarder dans la glace de l'histoire depuis 1940. Du fait que nous n'essayons plus que d'être une copie sans inventivité, toujours prête à copier tout ce que fait son original anglais, toujours à la traîne du "meilleur de tous", les Etats-Unis qui eux-mêmes prennent leurs idées chez les anglais.

Nous pourrions sauver la France.

Nous pouvons le faire. Il faudrait relancer ce pays, lui faire se réapproprier sa propre culture, même arrêtée il y a des années, cela se rattrape vite, nous pourrions remettre des idées françaises dans les têtes des français, cesser l'américanisation rampante, nous pourrions remettre à neuf notre idéal national, libéral et égalitaire à la fois, fraternel donc nationaliste parce que nous nous devons de l'être, sans être fermés au monde mais sans prétendre que le monde est franco-compatible, nous pourrions réinstaurer un vrai nationalisme nécessaire pour que la patrie tienne debout et puisse punir ceux qui ne la respectent pas comme elle le mérite, nous pourrions faire de cette France non pas la terre la plus visitée du monde, mais la plus grande et la plus belle, nous pourrions faire bien mieux que les anglosaxons qui sont tombés dans une décadence monstrueuse et nous ont tirés à eux, nous pourrions sauver la langue française, réarmer ce pays, d'armes pour ses soldats, ses guerriers et de savoir pour toutes les têtes, nous pourrions stopper net la crétinisation des individus trop bouffis par des futilités déclarées d'importance capitale par la publicité, nous pourrions faire renaître la plus âgée et la plus grande nation d'Europe!...Mais nous ne le ferons pas. Nous n'y arriverons pas.

Pas parce que les français n'en veulent pas. Si vous leur posez la question, que préfèrent-ils, la France ou le monde mondialisé anglo-saxonnisé qu'on leur propose, que répondent-ils? Si vous leur parlez de socialisme ou de responsabilité sociale, si vous leur parlez d'art de vivre à la française, de la vieille France qu'on a lentement écrasée, si vous leur parlez de la culture qui devient de plus en plus conne parce que connifier est une méthode de vente anglo-saxonne? Ils répondront presque tous qu'au fond, il faisait mieux vivre en France qu'en France mondialisée.

La raison pour laquelle nous n'y arriverons pas n'est pas la volonté populaire, c'est ce que j'avais expliqué auparavant, il existe trois formes de pouvoir dans une société, la monarchie, l'aristocratie et l'oligarchie, rien de plus et rien de moins. La France, vieille nation monarchisante et aristocratique avait une répudiation assez violente envers le pouvoir oligarchique au nom de son égalitarisme, et le remplacement de la société française par la société franco-américaine faisait disparaître totalement notre monarchisme dans une oligarchie qui ne dit pas son nom et remplaçait son aristocratie par une aristocratie diminuée en nombre et grossie en influence qui possède une idéologie commune, la Bienpensance. L'UMPS, nouvelle aristocratie réformée. Le fric et ses plus gros possesseurs, intéressés par le néolibéralisme des sociétés anglosaxonnes, les mécènes de la nouvelle france, territoire acquis sans violence par l'hyperpuissance américaine qui influe sur toutes les nations trop faibles pour s'opposer à elle.

La France mourra par l'égoïsme individuel de ses aristocrates potentiels

Pour relever, non ressuciter la France, nous avons besoin d'un des trois pouvoirs ou plus, en assez grande quantité pour vaincre les antifrançais.

Le monarchisme, en grande puissance? Cela s'appelle le fascisme. Même les monarchies absolues ne suffiraient pas à créer un pouvoir stable à grande vitesse en France, cela prend du temps pour une monarchie réelle de s'installer et nous tomberons rapidement dans le fascisme.

L'oligarchie? Nous n'aurons jamais, français francophiles, autant d'argent que les français anglophiles amoureux du capitalisme le plus effréné. Il nous faudrait agir en révolutionnaires communistes pour obtenir assez d'argent, prendre les usines et voler les banques!

Il reste un choix derrière la révolution et le fascisme: l'aristocratie.

Une aristocratie n'a sociologiquement parlant pas besoin de titres ou de territoires possédés. Un aristocrate, c'est quelqu'un qui peut influer sur la vie politique nationale à son niveau, un petit aristocrate c'est un député anonyme, un plus grand c'est un député ou sénateur connu, un président de région...jusqu'aux ministres ou premiers ministres, chacun a son grade selon son influence.

Les aristocrates potentiels francophiles, les Dupont-Aignan, Chevènement, Le Pen, Gollnisch, de Villiers, Soral, François Asselineau, ceux de la fondation Marc Bloch, Philippe Cohen, Emmanuel Todd et d'autres, républicains purs et durs, nationalistes, souverainistes, gaullistes, plutôt proches du social que du capital ou l'inverse, ouverts aux influences culturelles et démographiques de l'ex-Empire Français ou pas, tous ces gens de toutes sortes, chacun d'entre eux, est dans son camp.

Dans son camp personnel, contre les autres. Pas dans le camp de la France, dans le camp de l'unité ou de la sauvegarde de la nation, dans Son Camp personnel. Pour ses raisons personnelles. Pour remplir son objectif personnel contre les autres. Toute la question est de savoir si ces gens sont capables d'oublier leurs préférences, leurs désirs, leurs idéaux le temps d'une grande union des nationalistes français, de ceux qui veulent vraiment sauver ce pays de la ruine!

Et la réponse est non.

Pourtant moi, monarchiste nationaliste pas spécialement tendre avec les mauvais effets du républicanisme et du socialisme, je suis prêt à voter pour quiconque a sa chance d'arriver au pouvoir, même si son projet est très contradictoire, même si ce pouvoir nous emmène vers des troubles politiques terribles, tant qu'il a l'intention de sauver la France. Même si c'est un républicain socialiste. Je peux le faire sans regret car je peux définir mes priorités comme ceci: pour faire ma France idéale, monarchiste mais qui ne rabroue pas les tiers-états défiants, qui pratique le socialisme parce que c'est parfaitement nécessaire en société moderne mais qui force le travail quand le socialisme amène à de la facilité de vie aux crochets des autres, pour faire cette France-là dont je rêve, et lui donner bien plus encore, il faudra déjà la posséder. C'est pour cela que je peux voter pour un de Villiers ou un Philippe Cohen ou un homme politique ou médiatique de ce genre, parce que je veux sauver la France d'abord et mes ambitions après. C'est cela la "Fraternité". A quand l'abandon des envies pour la raison nationale, qui cimentera à nouveau notre fraternité? Si la réponse positive vient trop tard, ce sera le fascisme ou la révolution. Et honnêtement, ce n'est pas vraiment un bel idéal que de voir la France reprise en main par la plus extrême violence. En tout cas, pour l'aristocratie de préférence, mais aussi pour la révolution ou le fascisme, je ferai ce que je peux pour essayer de sauver la France à mon niveau. Et j'ose espérer que quiconque aime vraiment cette nation et sa culture fera de même. Honneur, Devoir, Justice, Liberté, Egalité, Fraternité: Vive la France. 

Louis D. Tisserand

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