La Bienpensance,le fonctionnement(Partie 2)

Publié le par LDT

Partie 1

Comment faire rentrer dans une société une idéologie entièrement nouvelle et comment la faire accepter par tous, au point où elle en devient institutionnelle?

Pour faire accepter à la France la Bienpensance, ce ne fut pas trop dur: depuis mais-jfaiscquejveux, les français ne savaient plus trop où ils allaient, de Gaulle et son mouvement étant détruits-ou en lente destruction continue-et les communistes en perte de force depuis la sortie du stalinisme. Les idéologies qui faisaient la politique se fatiguaient, et à l'assoiffé qui ne sait où trouver de l'eau, même un vase d'eau boueuse est bonne(en fait, c'était surtout que les antiracistes et bobos de l'époque étaient trop aveugles car trop cons pour comprendre ce qu'on leur donnait à boire). L'antiracisme put s'implanter tranquillement grâce à cela, le vide idéologique de la société française et une bonne campagne de propagande faisant tout le travail. La plupart des français avaient d'ailleurs compris que Sos-Racisme et tout ce qui suivait derrière était plus une fumisterie qu'une réelle nouveauté politique, mais ils se contentèrent de laisser faire, et comme après tout personne ne part en révolution pour une manipulation politique, les bobos commencèrent à se faire les prêtres et chantres de la nouvelle idéologie qui appelait au nouveau combat de fin de siècle, celui du Bien contre le Mal.

La création et l'implantation de la Bienpensance se firent sans trop de difficultés, mais permettre d'unir une partie de la bourgeoisie, les intérêts du patronat(c'est au nom du patronat je le rappelle que Mitterrand a voulu continuer à défendre les immigrés), les intérêts politiques du parti socialiste de l'époque et des partis suivants qui ont repris la méthode, en une seule alliance politique s'est fait grâce à un sac de noeuds difficile à comprendre mais qui tient d'autant plus qu'il est complexe et de ce fait inattaquable. Toucher à une partie de la Bienpensance c'est forcer l'ensemble du groupe à commencer à vous voir comme un ennemi et à vous répondre. Donc voici ce comment fonctionne la Bienpensance dans son intégralité.

Le corps commandant et géniteur de la Bienpensance n'existe plus, même si certains tentent encore parfois de la maîtriser à leur avantage, c'est devenu un monstre fou qui a autrefois servi le PS mais aujourd'hui le plombe autant que les autres. Si il y eut jamais un corps unique créateur de la Bienpensance, c'est le groupe d'élites qui gravitait autour de François Mitterrand, le coeur de la Mitterrandie, Attali, Séguéla, Dray et quelques autres. En l'occurence, Attali est celui qui a conseillé à Mittrand de suivre l'exemple du différentialisme anglo-saxon, Séguéla s'est arrangé pour faire la campagne de propagande et Dray a chapeauté la première organisation qui a lancé la Bienpensance. Ce coeur politique est aujourd'hui mort, ces gens ont beaucoup moins de pouvoir qu'autrefois et n'influent plus assez sur la société pour contrôler les émules de SOS-Racisme.

La Bienpensance qui sert les intérêts du patronat et ceux des bobos(qui soignent leur conscience en défendant les immigrés au nom du Bien) s'est donc basée à l'origine sur le principe du racisme pour attaquer les français critiques de la politique d'immigration, et s'est étendue à tous les domaines qui présentaient un Mal: l'alcool, la cigarette, les relations sexuelles non sanctifiées par l'Egalité telle que les féministes la présentent, la religion, les travaux désagréables, l'autorité parentale qui implique parfois de mettre des baffes, et j'en passe(l'inégalité de revenus ne rentre pas dans cette liste, et je vais vous montrer pourquoi).

La campagne médiatique ayant fait son effet et étant donné qu'un journaliste c'est d'abord une stupide machine humaine qui traite l'actualité telle qu'il la trouve, la Bienpensance ne fut pas tant défendue par des citoyens pétris de bonne volonté que de journalistes qui "comprenaient" combien c'était important de condamner tout ce qui était Mal. Les journalistes dans leur écrasante majorité ainsi convaincus purent commencer à attaquer de façon latente, pas directement mais en les stigmatisant constamment, quiconque n'était pas un Bienpensant et à faire passer de plus en plus de bienpensants dans les médias. Se constituant grâce à cela une base politique inéluctable car maîtresse du spectacle de la politique et du débat public, la Bienpensance commença a défendre ses meilleurs militants en les gratifiant du sous-titre de Gardiens de la Démocratie(qui n'existe pas) et en faisant passer quiconque attaquant les journalistes pour un dictateur en devenir qui devait être jeté dans le camp du Mal(Le Pen, Bayrou, Mélenchon, et d'autres en savent quelque chose). Cette base acquise, la Bienpensance devint théoriquement invincible puisque critiquer les journalistes est devenu un crime contre le Bien et il faut critiquer les journalistes pour pouvoir sortir de la Bienpensance et réinstaurer un minimum de débat non-Bienpensant. Si le journalisme est en train de mourir et que les journaux perdent de plus en plus de gens c'est aussi pour cette raison, parce que la politique selon la classe journalistique actuelle va de la Bienpensance à la Bienpensance, avec différentes façons de la voir mais une même idéologie au final.

Le journalisme acquis dans sa très grande majorité, les créateurs durent se trouver des soldats de pied, qui pouvaient combattre ouvertement les malpensants contrairement aux journalistes qui ne pouvaient le faire que sourdement: la boboterie avait trouvé son idéologie favorie et la Bienpensance les accepta joyeusement. Après tout, c'est le Bien contre le Mal, c'est facile, con, peu demandant et pour peu qu'un propagandiste parvienne à vous faire croire que tout ira mieux dans le meilleur des mondes si vous combattez dans son camp, à peu près personne parmi cette classe d'incultes en mal de raison de vivre ne refusera. Les journalistes pour protéger le temple, les bobos pour faire soldats, il ne restait plus qu'à laisser la machine tourner. Voilà comment la Bienpensance se défend, avant même d'avoir pu l'attaquer, vous devez passer devant des gens qui sont là pour s'assurer de son maintien et qui s'appellent des journalistes, puis affronter la horde de volontaires prêts à vous expliquer combien vous êtes un monstre et un salaud pour ne pas être d'accord avec eux. Tout ceci se fait en autonomie complète, sans besoin d'aucun politicien pour s'assurer de la bonne marche du système ou de patron qui viendrait vérifier que ses intérêts sont bien gardés, au contraire, le patronat n'a aucun contact direct avec les associations et les politiciens obéissent à la Bienpensance bien plus qu'ils ne la dirigent désormais. L'idéologie a traversé les années, s'est un peu changée mais a gardé son leitmotiv: le Bien(nous) doit vaincre le Mal(tous ceux qui sont contre nous, excepté ceux qui nous prêtent allégance, et ceux qui ne disent rien doivent être amenés parmi nous).

C'est parce qu'elle possède un système d'autodéfense et n'est commandée par rien que la Bienpensance en tant qu'idéologie dominante de la France est invincible, mais c'est aussi pour cela qu'elle est fragile et attaquable. On ne peut pas s'attaquer aux bienpensants sans être éjecté des médias et il est impensable de convaincre des bienpensants de changer d'avis(j'ai essayé) et de se sortir de la non-pensée. Pourtant leur idéologie est faussée par le fonctionnement même de la vie, et elle est faible de ne pouvoir convaincre vraiment à cause de sa fausseté. Autrement dit, là où l'on ne peut attaquer le fonctionnement de la Bienpensance elle-même, on peut s'attaquer à la logique qu'elle présente, plutôt que de frapper des murs invincibles, on expose les plans de la forteresse et on explique pourquoi elle n'a pas lieu d'être. Ce n'est pas en attaquant la défense de la Bienpensance par les bienpensants qu'on les vaincra, ils ont le monopole de la parole médiatique. C'est en leur prouvant qu'ils ont tort qu'on les décrédibilisera, et qu'on(n'importe qui capable de faire l'analyse) se crédibilisera. Toute la question en politique est là, qui veut bien vous suivre et qui veut bien suivre l'autre. Pour l'instant, et l'élection de Sarkozy plutôt que Le Pen l'a prouvé, les gens préfèrent suivre qui a la propagande Bienpensante avec lui. Ils préfèrent être du côté de ceux qui semblent avoir raison. Prouvons qu'ils ont tort, c'est aussi bête que cela. Attaquer leurs méthodes ou leurs objectifs, en l'occurrence faire disparaître tout dans ce pays excepté l'allégeance au Bien, le bien qui est antinational, antireligieux, antiviolence, antiordre, antidevoirs, attaquer cela ne sert à rien, ce qui compte c'est de démontrer vers quoi cela va nous mener, la destruction totale de la France pour la fondre dans le monde nouveau, néolibéral, bienpensant, pro-occident vu qu'ils ont la meilleure propagande et bien sûr, vu que c'est le plus simple et le mieux vendu, calqué sur le modèle social anglo-saxon.

Aucune de ces choses n'a à être prise à part des autres d'ailleurs, car toutes servent l'alliance des bienpensants et toutes se défendent par la même méthode, là ou critiquer l'immigration vous amène très vite à être un monstre et un salaud, critiquer le néolibéralisme vous amène tout aussi vite à être un archaïque et un crétin, critiquer la façon dont l'occident dirigé par les E-U se comporte vous fait antiaméricain et pro-terroriste, critiquer le matraquage contre le tabac ou la défense inconditionnelle des racailles crameuses de voitures fait de vous un gazeur d'innocents fumeurs qui n'ont pas encore compris combien c'était mal de fumer ou un fasciste en puissance qui ose dire que l'ordre dans les rues n'a pas à fuir devant des merdeux, quitte à devoir faire des morts. Bien sûr, histoire de ne pas se trouver des fascistes à chaque rencontre, il y a toute une rhétorique de faux-cul à dérouler avant les accusations graves, on parle de dérapage, on parle de malhonnêteté, on parle de discours dangereux, on parle de mépris/haine/phobie/stigmatisation ou autre sur tel ou tel sujet...bref, on fait du bruit. Du gros bruit qui fout les jetons avant de se lancer dans la réelle attaque franche, on sonne les cloches, on alarme, on parle de mauvaise langue...mais on ne hurle pas à l'assaut tout le temps, on garde les troupes à la caserne mais on laisse des porte-torche un peu partout pour surveiller et voir si il n'y en aurait pas un qui oserait s'attaquer à la Bienpensance. Tous les points précédents, en économie, politique étrangère, idéologie française actuelle et la seule qui peut parvenir au pouvoir, tous sont à mettre dans le même sac, car tous ont les mêmes méthodes de défense et tous nous mènent à la ruine progressive de l'état gardien de la Nation. Qui y gagnera le plus, question économie c'est le patronat. Question société ce sont les bobos frustrés et question politique étrangère ce sont les E-U.

La Bienpensance peut rassembler grâce à ces seules forces, l'influence des Etats-Unis, la boboterie et le patronat qui influent sur les journalistes un pouvoir médiatique qui contrôle la politique et force les politiciens à lui obéir sans avoir à placer aucune forme de commandement, simplement en laissant la machine tourner. Avec le temps, et le fait que ni Chirac, au nom de la peur de la bête que Mitterrand avait placé, ni Sarkozy qui a titillé la bête sans la lancer contre lui en gardant mesure quand il l'égratignait pour se faire passer pour un homme de droite "décomplexée", avec le fait qu'aucun des deux n'a essayé d'attaquer la Bienpensance, les partis principaux de droite et de gauche ont fini par former un quasi parti unique, l'UMPS, qui pense la même chose avec des façons de voir et des tons différents, qui remplit un même objectif tout en l'habillant de manière différente, qui ne forme qu'une seule force politique au pouvoir constamment depuis 1984. L'UMPS est le résultat politique de la conversion du PS aux thèses économiques de la droite financière et de la conversion du RPR puis de l'UMP aux thèses idéologiques de la gauche inculte et soi-disant révolutionnaire.

Avec une base politique, une idéologie incritiquable que tous doivent accepter, un parti politique qui défend cette idéologie et des gens assez riches(que ce soit les bobos ou le patronat) pour pouvoir "aider" à défendre la Bienpensance, je peux nommer cette force politique-oligarchique l'aristocratie française de 2010. Exactement comme celle de 1789, mais dans une autre situation. Nous ne sommes pas aux portes d'une révolution, loin de là. Mais nous sommes dans le même cas qu'à l'époque, mépris des besoins du peuple(immigration continuelle), richesse qui ne sert que très peu de gens, idéologie inattaquable et qui préfèrera écraser le peuple plutôt que l'écouter(dans les années 1780, alliez dire à des aristocrates que la monarchie absolue allait tomber, et allez voir un bobo pour lui dire que la Bienpensance va tomber aujourd'hui, trouvez-moi une différence!), la seule différence entre autrefois et maintenant c'est qu'il n'y a pas eu de serment du Jeu de Paume et qu'il y a de fortes chances pour qu'il n'y en ait pas. La Bienpensance et l'aristocratie qui la défend ne seront pas abattues par un grand mouvement explosif, mais plutôt par de petites actions qui signaleront qu'un mouvement explosif peut arriver. Il y a bien eu la journée des tuiles à Grenoble avant que les Parisiens ne ramènent Louis chez lui, et à mon avis on pourra voir quelques bombes et quelques meurtres contre des racailles comme contre des bobos qui tiennent les médias avant que l'on puisse commencer à parler sérieusement de révolution.

 

(Désolé pour le retard, j'ai passé mon temps à chanter ça plutôt que d'écrire. Qu'est-ce que vous voulez, quand on est drogué à la musique on n'arrive jamais à se décrocher les oreilles du casque pour aller travailler. Pardon! )

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